12.01.2018, 16:54

Conseil de la presse: L'1dex échappe à une plainte

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Le Conseil suisse de la presse a constaté que, "contrairement à ce que dit la plainte, L'1dex se ne présente nulle part comme un média dont les rédacteurs revendiquent le statut de journaliste".

 12.01.2018, 16:54 Conseil de la presse: L'1dex échappe à une plainte

blog Le Conseil suisse de la presse estime que L'1dex n'est pas "un média qui rentre dans son champ de compétence". Il a donc décidé de ne pas entrer en matière sur une plainte déposée par un patron de bistrot contre le blog.

L'1dex a l'allure d'un média en ligne, mais "ne se revendique pas du journalisme". En conséquence, le Conseil suisse de la presse n'est pas entré en matière sur une plainte déposée contre le blog valaisan par un patron de café.

Les faits remontent à avril 2017. L'1dex publie des articles dans lesquels il indique qu'un patron d'un café sédunois aurait tenu des propos racistes envers des clients d'origine étrangère. Les articles déclenchent une avalanche de commentaires, "majoritairement malveillants, voire insultants" à l'adresse du patron, et appelant souvent au boycott de l'établissement, indique le Conseil suisse de la presse dans sa décision diffusée vendredi.

Le patron attaqué porte l'affaire devant le Conseil suisse de la presse. Il estime que l'1dex "se présente comme un média dont les rédacteurs revendiquent le statut de journaliste". En tant que tel, le blog aurait violé les devoirs du journaliste que sont la mention des sources et la prise en compte de la version du patron.

Règlement à revoir

Le Conseil suisse de la presse a constaté que, "contrairement à ce que dit la plainte, L'1dex se ne présente nulle part comme un média dont les rédacteurs revendiquent le statut de journaliste". En vertu de son règlement, il a donc estimé que L'1dex n'est pas "un média qui rentre dans son champ de compétence". Le Conseil n'est donc pas entré en matière sur la plainte.

Le Conseil de la presse estime cependant que le cas de l'1dex est "ambigu", et qu'au vu de "l'évolution de l'Internet, où les sites para-journalistiques, de "réinformation" ou autres, se multiplient, ce genre de cas risque fort de se représenter". Il a donc "entrepris d'étudier dans quelle mesure il devrait préciser son règlement".

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ATS

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