FC Sion
 11.09.2017, 00:01  

Le FC Sion ne décolle toujours pas

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Pajtim Kasami échappe à Nedim Bajrami pour signer une entrée très convaincante sous le maillot du FC Sion.

 11.09.2017, 00:01   Le FC Sion ne décolle toujours pas

Battu par Grasshopper, il enchaîne un cinquième match de rang sans victoire en championnat.

Le FC Sion ne parvient pas à décoller. Il enchaîne un cinquième match de rang sans victoire en championnat en s’inclinant face à Grasshopper (2-3). Les deux points conquis dans l’intervalle, tous deux à domicile, ne suffisent pas à projeter l’équipe valaisanne dans la première moitié de la hiérarchie....

Le FC Sion ne parvient pas à décoller. Il enchaîne un cinquième match de rang sans victoire en championnat en s’inclinant face à Grasshopper (2-3). Les deux points conquis dans l’intervalle, tous deux à domicile, ne suffisent pas à projeter l’équipe valaisanne dans la première moitié de la hiérarchie. Elle se retrouve reléguée à six longueurs de Young Boys, chef de file solitaire, avec un avantage réduit à trois unités seulement sur la lanterne rouge lausannoise, victorieuse à Bâle samedi soir. Ces chiffres, certes provisoires, placent la formation de Paolo Tramezzani en état d’urgence. «Nous devons commencer à faire des points, ce sont eux qui décident un championnat», lâche le technicien italien à l’heure de quitter le Letzigrund. Un seizième de finale de Coupe de Suisse, à jouer sur le terrain du Stade-Lausanne Ouchy samedi, pensionnaire de Promotion League, précédera un déplacement périlleux à Lugano où le technicien italien replongera dans le passé récent qui lui a ouvert la route du Valais.

Sion deux fois devant

Au Letzigrund, le visiteur mène deux fois à la marque. 1-0, puis 2-1 grâce à l’inspiration de Pajtim Kasami. «Plus que le deuxième but de GC tombé juste avant la mi-temps, c’est le 3-2 qui nous fait mal. Nous n’avons pas su assurer une couverture défensive suffisante pour freiner leurs relances, déplore Paolo Tramezzani. L’envie de jouer des gars me satisfait, mais nous payons des inattentions sur leurs mouvements dans la profondeur.» Si le ton utilisé en conférence de presse face aux journalistes se fait calme et compréhensif, celui exprimé dans le vestiaire a certainement été moins agréable pour les oreilles de ses joueurs.

Alors que Grasshopper cherchait l’ouverture en privilégiant l’approche dans les couloirs, Murat Yakin l’évoque en conférence de presse en relevant «qu’il pensait à une défense à trois du côté deSion». Ces Sauterelles revigorées par leur nouvel entraîneur bondissent dans les failles béantes de l’axe pour faire la différence. «Quand tu vois un Kukeli derrière, tu sais que Sion a des soucis de personnel», ajoute Murat Yakin.

Couverture défensive insuffisante

Le recul de l’expérimenté international albanais laisse des brèches béantes en ligne médiane. «C’est un choix, motive Paolo Tramezzani. Il a déjà joué à ce poste en sélection et avec Zurich. Quand je parle d’un équilibre à trouver, je ne vise pas que les défenseurs. Vouloir jouer, c’est bien. Mais il existe aussi une phase sans possession du ballon dans laquelle nous devons progresser.» Attend-il l’arrivée d’un renfort supplémentaire dans ce secteur de jeu puisque le marché suisse demeure ouvert jusqu’au 30 septembre? «Non, travailler est le moyen le plus efficace pour apporter les corrections nécessaires. Si nous voulons continuer dans cet esprit de vouloir jouer, il faudra absolument effacer ces erreurs.» Le FC Sion demeure en chantier et les points lui filent sous les crampons. Après son escapade lausannoise en Coupe, Sion enchaînera trois rencontres de championnat en six jours, à Lugano d’abord, puis à domicile contre YB et Lausanne. L’état d’urgence est déjà proclamé.

Une défense mouvante

Le FC Sion avait adopté la défense à quatre lors de la deuxième période face à Bâle. Il l’abandonne à la 62e contre GC pour revenir à un alignement à trois. «Jouer l’un ou l’autre des systèmes n’est pas un problème, confie Jan Bamert. Nous avons tous l’expérience et les capacités pour évoluer dans l’une ou l’autre des deux organisations. Aujourd’hui, le tournus était fait pour nous permettre d’être plus offensifs en exploitant les couloirs. Nous avons besoin de temps, mais malheureusement le championnat et la Coupe ne permettent pas d’en avoir.» La blessure d’Eray Cümart laisse un grand vide que Paolo Tramezzani tente de combler avec les moyens du bord.


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