19.06.2017, 23:08

Le TF empêche l’auberge d’ouvrir

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Fréquentée par de nombreux touristes venus de Gstaad, l’auberge ne peut ouvrir ses portes.

 19.06.2017, 23:08 Le TF empêche l’auberge d’ouvrir

La commune a retiré l’autorisation d’exploiter le Relais du Barrage au Sanetsch. Elle est suivie par la justice.

Le Relais du Barrage du Sanetsch ne peut pas ouvrir ses portes, alors que la haute saison débute. Le 8 février dernier, la commune de Savièse a retiré l’autorisation d’exploiter au gérant.

«Cette décision incombait au Conseil communal, mais elle était requise par différents services cantonaux,...

Le Relais du Barrage du Sanetsch ne peut pas ouvrir ses portes, alors que la haute saison débute. Le 8 février dernier, la commune de Savièse a retiré l’autorisation d’exploiter au gérant.

«Cette décision incombait au Conseil communal, mais elle était requise par différents services cantonaux, notamment à cause d’atteintes à plusieurs droits des travailleurs», explique Sylvain Dumoulin, président de Savièse. Des arguments déjà évoqués en 2014 par plusieurs anciens employés de l’auberge et révélés dans «Le Nouvelliste».

Mesures superprovisionnelles refusées

Mais l’exploitant a fait recours contre cette décision. Si le Conseil d’Etat a donné raison au Conseil communal, le Tribunal cantonal, lui, ne s’est pas encore prononcé sur le fond.

Toutefois, le gérant, désireux de pouvoir exploiter son établissement en attendant ce jugement, a aussi demandé un effet suspensif de la décision. En vain pour l’instant, puisque le Tribunal cantonal n’est pas entré en matière, alors que le Tribunal fédéral vient de refuser des mesures superprovisionnelles également réclamées par l’avocat du patron de l’établissement.

Quelle suite?

«Nous demandions ces mesures superprovisionnelles, car nous sommes en haute saison et les conséquences sont grandes pour le chiffre d’affaires de mon client», explique l’avocat de l’exploitant Aba Neeman. En clair, la plus haute autorité judiciaire du pays ne permet pas l’ouverture de l’auberge tant qu’elle n’a pas statué sur cet effet suspensif. Le patron de l’auberge, par la voix de son fils, estime «que des solutions sont sur le point d’être trouvées avec une nouvelle structure qui se met en place». Optimisme qui tranche un peu avec l’avis de l’avocat de la commune Sébastien Fanti qui affirme «attendre sereinement la décision du Tribunal cantonal».


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