15.06.2017, 19:24  

Christophe Grau, président du BBC Monthey: "Si je suis condamné, je quitte le club."

Abonnés
chargement
1/4  

 15.06.2017, 19:24   Christophe Grau, président du BBC Monthey: "Si je suis condamné, je quitte le club."

BBC Monthey - Entre hauts et bas, le président du BBC Monthey Christophe Grau évoque un avenir teinté de flou. Son futur à la tête du club ne tient qu'à un fil.

Après neuf ans de bons et loyaux services, Christophe Grau a enfin touché au graal. Le président du BBC Monthey est un homme heureux suite au titre de champion remporté par son équipe mardi soir au Pommier. Mais son bonheur pourrait être de courte durée car son avenir à la tête du club dépend toujours du verdict final dans l'affaire de l'Arena. Le dirigeant pourrait être suspendu de toutes...

Après neuf ans de bons et loyaux services, Christophe Grau a enfin touché au graal. Le président du BBC Monthey est un homme heureux suite au titre de champion remporté par son équipe mardi soir au Pommier. Mais son bonheur pourrait être de courte durée car son avenir à la tête du club dépend toujours du verdict final dans l'affaire de l'Arena. Le dirigeant pourrait être suspendu de toutes fonctions, pour une, voire deux saisons.  "Si je suis condamné, je quitte le club." Etat des lieux avec le boss du Reposieux.

Ce titre, c’était vraiment le trophée le plus important pour vous?
On dit toujours qu’un titre de champion, c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus dur à aller chercher et que les autres trophées servent de consolation. Je suis d’accord avec ça. Dans la vie d’un club, c’est aussi quelque chose d’incroyable. Cela n’arrive pas tous les jours.

Vous avez bâti une équipe du tonnerre. Laisser échapper le titre n’était pas envisageable?
On avait une équipe pour gagner, c’est clair, avec des joueurs d’énorme qualité. On visait deux trophées cette saison, voire les trois. Alors une fois que la Coupe de Suisse nous a échappé, on savait ce qu’il nous restait à faire. On n’avait pas le choix, il fallait au bout de ces play-off, sinon on aurait pu parler d’échec.



Vous étiez menés 2-1 dans cette série finale, avez-vous douté à un moment donné?
Bien sûr, j’ai eu très peur. Déjà en demi-finale d’ailleurs, avec cet incroyable dénouement lors de l’acte IV à Lugano. Sans le tir de Young sur le buzzer, nous étions éliminés et cela aurait fait très mal. Après ce miracle, j’ai encore eu quelques sueurs froides contre Genève, surtout quand on a laissé échapper l’acte II alors qu’on menait de quinze points chez nous. L’absence de Heath s’est payée et je pense qu’au complet, la donne aurait été différente. Heureusement, il y a eu un déclic lors de l’acte IV, l’équipe s’est réveillée et elle est devenue inarrêtable.

Se retrouver au sommet, après avoir touché le fond il y a deux ans, doit avoir une saveur particulière?
On a connu des saisons compliquées, on s’est parfois trompé dans nos choix. Et quand l’équipe ne tourne pas, le public se désintéresse. Les gens veulent voir du spectacle, on est tous pareils. Les fans montheysans sont exigeants et connaisseurs. A l’époque de Mudry ou Roduit, ils étaient habitués aux victoires. Aujourd’hui, on a remonté la pente et quand j’ai vu la salle du Reposieux samedi dernier (ndlr: 1700 spectateurs), j’avais la larme à l’œil.

Cette saison vous avez tout de même flirté avec les limites. On pense surtout aux incidents qui ont suivi la finale de la Coupe de Suisse.
C’est fait, on ne peut pas revenir en arrière. Personnellement, j’ai critiqué un peu sèchement un arbitre (ndlr: Sébastien Clivaz) et j’assume ce que j’ai dit. Aucun sentiment de revanche ne m’anime et actuellement, c’est le sport qui prend le dessus.



Un titre de champion efface-t-il certaines erreurs?
Non, cela n’efface rien. Certaines choses n’auraient pas dû se passer.

Vous attendez toujours le verdict final dans cette affaire. Swiss Basketball a demandé une suspension plus lourde, soit deux ans, contre vous et le vice-président Christophe Roessli. Votre avenir se joue ces prochaines heures.
Je ne parlerai que de mon cas, pour les autres je n’ai rien vu. J’ai été condamné, j’ai payé des amendes et malgré tout Swiss Basketball revient à la charge. La commission de recours décidera maintenant de mon avenir.

Vous sentez-vous en danger?
Ca veut dire quoi se sentir en danger? Je n’ai tué ni frappé personne. Si Swiss Basketball veut me punir plus longtemps pour ce que j’ai dit, c’est son problème, pas le mien. Et si vraiment, je me défendrai.

Le verdict final influencera-t-il votre implication dans le club?
Si je suis condamné, je pars le lendemain, je ne changerai pas d’avis. Dans le cas contraire, je m’accorderai un temps de réflexion jusqu’à fin juin, mais normalement je serai toujours là.

Financièrement, on entend dire que la saison écoulée a passablement augmenté la dette du club. Rumeurs?
Tous les joueurs sont payés, rassurez-vous. Le budget n’est pas encore bouclé, il faut encore attendre un peu. Certitude, on n’est pas au niveau de Red Ice. On avait une dette de 120000 francs qui datait de la saison dernière et j’espère qu’on arrivera à la réduire un peu. La commission des licences de Swiss Basketball nous a d’ailleurs demandé de le faire.

On parle d’un budget de plus d’un million?
On tourne plutôt autour des 900000 francs, soit dans les quatre principaux de LNA. Je remercie d’ailleurs nos précieux sponsors. Rien ne tombe du ciel.

>>A lire aussi: BBC Monthey: un millier de personnes pour fêter les champions suisses de basketball
>>A lire aussi: BBC Monthey: au coeur des supporters jaune et vert, revivez la finale du championnat suisse de basketball

 


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top