08.09.2017, 00:01  

Une trop longue attente

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Steve Rey, coach élite pour le cadre régional, est très proche de la relève du golf valaisan. Il n’hésite pas  à se servir de sa tablette pour corriger les jeunes du sport-études.

 08.09.2017, 00:01   Une trop longue attente

Par christophe spahr

GOLF - Le Valais n’est plus représenté sur les greens de l’European Masters à Crans-Montana depuis 2003, la dernière participation de Steve Rey. Celui-ci, à travers son mandat de coach élite, s’emploie à corriger le tir.

«Quatorze ans, déjà…» Steve Rey est conscient que les années filent. Et qu’elles sont «cruelles» pour le golf valaisan, lequel n’est plus présent sur les greens de l’European Masters depuis 2003. Cette année-là, le citoyen de Crans-Montana prenait part à son dernier tournoi à domicile. Depuis, c’est un peu le désert au sein du golf en Valais. Pour autant,...

«Quatorze ans, déjà…» Steve Rey est conscient que les années filent. Et qu’elles sont «cruelles» pour le golf valaisan, lequel n’est plus présent sur les greens de l’European Masters depuis 2003. Cette année-là, le citoyen de Crans-Montana prenait part à son dernier tournoi à domicile. Depuis, c’est un peu le désert au sein du golf en Valais. Pour autant, Steve Rey ne désespère pas. «Non, je ne suis pas inquiet, assure l’ancien professionnel. Au contraire. Ça me motive puisque je suis directement impliqué dans ce travail auprès de la relève en qualité de coach élite du groupe régional, mandaté par l’association suisse (ASG). Je suis confiant pour l’avenir.»

L’éclipse ne devrait donc pas durer. Mieux, Steve Rey côtoie quotidiennement ceux qui pourraient lui succéder d’ici quelques années. «D’ici trois ou quatre ans, un Valaisan devrait de nouveau jouer l’open de Crans-Montana, estime-t-il. Aujourd’hui, nous avons deux ou trois joueurs, chez les garçons, qui ont le niveau international et qui pourraient figurer parmi les deux meilleurs Suisses, qui sont qualifiés ici. Individuellement, il leur manque encore de petites choses. Mais la progression est notable. Maintenant, pour améliorer le petit jeu, notre point faible en Suisse, il faut s’entraîner davantage encore.»

Deux groupes de compétition

Bernard Rudin, capitaine de l’association cantonale (AVG), est un peu plus mesuré. «Il y a du potentiel chez l’un ou l’autre garçon, mais de là à envisager une participation à l’open, à moyen terme, je reste prudent. A leur âge, c’est aléatoire de faire des prévisions et d’être certain qu’ils parviendront à succéder à Steve Rey.»

L’association valaisanne gère deux teams: les cadres valaisans (moins de 14 ans), entraînés par Christian Mittaz et les cadres régionaux (plus de 14 ans), coachés par Steve Rey. Ils sont une quinzaine dans l’un et l’autre groupe. Les plus jeunes ont droit à un ou deux entraînements par semaine, en dehors des séances au sein de leurs clubs respectifs. Quant aux plus âgés, parmi eux les membres du sport-études de l’école de commerce de Martigny, ils sont sur les greens quatre à cinq fois par semaine, plus des séances de condition physique. «Nous disposons d’un budget de 150000francs à parts quasiment égales entre l’association valaisanne et l’association suisse pour les encadrer, régler les coachs, les infrastructures et une partie des déplacements, précise Bernard Rudin. C’est suffisant, même si les parents doivent aussi participer à certains frais.»

La base de la pyramide n’est pas assez large

Le Valais possède donc quelques leaders. C’est la masse qui fait défaut. «C’est un fait incontestable», acquiesce Bernard Rudin. «La base n’est pas assez large, regrette Steve Rey. Malheureusement, ils sont nombreux à pratiquer un autre sport en parallèle. Cinq ou six jeunes des cadres régionaux sont au sport-études, c’est bien. Mais derrière, est-ce qu’ils seront autant dans quelques années? Plus ils sont nombreux, plus ils créent une émulation auprès des plus jeunes. Et plus il y a de chances que l’un ou l’autre sorte du lot. Après, c’est aussi une question d’envie et de motivation personnelle. Idéalement, à l’âge 15 ans, il faudrait une bonne vingtaine de golfeurs «scratch» avec un handicap 0. Or, nous n’en avons pas…»

L’ancien professionnel connaît la recette. Reste à mettre en place tous les ingrédients. «En Valais, nous sommes pénalisés par les conditions climatiques. Ailleurs, ils jouent à l’extérieur toute l’année. Ici, par chance, on peut désormais se rabattre en indoor, à Salquenen ou à Crans-Montana. Par contre, pour tutoyer le haut niveau, nous aurions besoin de parcours plus difficiles, de greens plus rapides et plus durs. Ces conditions sont un handicap pour se hisser au sommet.»

Cinq Valaisans classés chez les amateurs

Chez les garçons, Florian Rey, 1298e joueur mondial chez les amateurs, Aurélien Chevalley, 1642e, et Léo Andeer, 4378e, ont un véritable potentiel, à l’instar d’Adrien Michellod, 2530e, aux Etats-Unis pour ses études mais retardé, depuis plusieurs mois, par une blessure.

Chez les filles, Azélia Meichtry, 51e mondiale chez les amateurs, et Chloé Grand, 805e, portent de gros espoirs sur leurs épaules. «En comparaison d’autres cantons, nous n’avons pas à nous plaindre, estime Bernard Rudin. Nous sommes surtout forts chez les filles, toutes deux étant en équipe nationale. Le Valais n’est pas trop mal représenté, même si c’est plus difficile chez les garçons. Au pire, ces jeunes seront, plus tard, des locomotives dans leur club.» cs


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