09.09.2017, 00:01  

La quête d’une envie indéfinie

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Steve Rey cherche encore  une voie qui lui permettrait  de grandir ailleurs que sur  les greens de golf..

 09.09.2017, 00:01   La quête d’une envie indéfinie

Steve Rey a rangé ses clubs depuis quatorze ans. Il est resté dans le milieu, dans l’enseignement notamment. Il n’exclut pas, un jour, d’en sortir afin de découvrir autre chose.

Est-ce parce qu’il s’est toujours battu contre ce préjugé, qu’il défend le golf comme un sport à part entière, que Steve Rey veille à rester «fit»? Voilà près de quinze ans qu’il a rangé ses clubs. Il s’évertue à rester en parfaite condition. «Je devinais des sourires en coin, plus jeune, lorsque je disais pratiquer du golf, regrette-t-il. Pour...

Est-ce parce qu’il s’est toujours battu contre ce préjugé, qu’il défend le golf comme un sport à part entière, que Steve Rey veille à rester «fit»? Voilà près de quinze ans qu’il a rangé ses clubs. Il s’évertue à rester en parfaite condition. «Je devinais des sourires en coin, plus jeune, lorsque je disais pratiquer du golf, regrette-t-il. Pour certains, ce n’était pas un sport. D’ailleurs, à mon époque, j’étais l’un des rares à faire de la condition physique. Aujourd’hui, ce sont tous des athlètes très bien entraînés.»

Septembre 2003. Steve Rey prend part une dernière fois à l’European Masters – «j’étais déjà un semi-retraité» – avant de tourner la page. Quoique... «Je n’étais pas forcément destiné à enseigner le golf. En fait, ce sont des concours de circonstances, des occasions qui se sont présentées à moi. J’ai donné des cours à Crans-Montana et à Sierre; très vite, je suis entré dans la commission de formation de la PGA afin de m’occuper de l’apprentissage des futurs professeurs de golf. Ensuite, je l’ai présidée. J’ai fini par coacher les professionnels suisses durant cinq ans.»

Il privilégie le relationnel

Le Valaisan a toujours une petite balle au bout du club et dans la tête. Depuis deux ans, il est coach élite pour la région Valais au sein de l’Association suisse. C’est quelque 1000 heures par année au service de la relève. «Ce qui me passionne, dans l’enseignement, c’est l’aspect relationnel, quel que soit le niveau du joueur.» Certes. Mais Steve Rey a toujours eu des envies de reconversion assez éloignées du golf. Elles ont trotté dans sa tête; il a tenté de les déchiffrer. Quatorze ans plus tard, elles sont toujours là, tapies dans un coin de son esprit. «Mon truc, c’est le relationnel mais pas forcément dans le sport. Chaque fois que je me suis posé sérieusement la question, une autre possibilité dans l’enseignement m’a rattrapé. Je ne suis toujours pas sûr de moi. L’envie de découvrir autre chose, de grandir ailleurs, reste présente. Et c’est probablement le dernier moment.»

Grand lecteur, il évoque la psychologie. Ou la physiothérapie. «Mais ça impliquerait de recommencer une formation de zéro. C’est difficile. J’ai aussi une famille, le besoin d’une certaine stabilité.»

Steve Rey n’a pas toujours habité à Crans-Montana. Par contre, son nom est intimement lié à la station où il est né, il a grandi, il s’est bâti une réputation et où il réside, de nouveau. A domicile, il y a vécu quelques-unes de ses plus grandes émotions. Quand bien même, pour vivre heureux, il a aussi dû vivre caché... «Vous voulez une anecdote? glisse-t-il. Une année, j’ai porté des lunettes de soleil en jouant le tournoi. Ça ne m’arrivait jamais. Je m’étais même débarrassé de mon téléphone portable. J’avais besoin de m’isoler. Et c’est la première fois que j’ai passé le cut à Crans-Montana...»

Ces derniers temps, l’enfant du Haut-Plateau s’est rapproché de son club. Durant l’European Masters, il est consultant pour la RTS. Sinon, il arpente le parcours en quête de découvertes. «Il m’arrive de suivre un Suisse ou d’aller sur un trou pour analyser des coups en particulier. Sinon, j’aime bien poser quelques questions aux joueurs, rechercher des statistiques afin d’être pointu dans mon rôle de consultant. Ça m’amuse beaucoup. Par contre, je ne joue plus beaucoup, dix fois par année. Mais quand je suis sur un parcours, j’ai encore de super sensations. Un jour, je n’exclus pas de disputer quelques tournois sur le circuit senior.»

Le golf, un sport devenu abordable

Au fait, Steve Rey, le golf est-il toujours un sport élitaire? «Mais non, s’insurge-t-il. Il y a trente ans, il n’y avait qu’une trentaine de parcours en Suisse. Aujourd’hui, il y en a une centaine. Le golf est devenu abordable. Un junior s’en sort entre 150 et 600 francs pour sa cotisation, les cours compris. A Crans-Montana, il y a des offres promotionnelles selon les heures de la journée. Cette étiquette n’est plus d’actualité.»


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