08.09.2017, 18:30  

Golf: ces amateurs qui défient les pros à Crans-Montana

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Au milieu des 150 professionnels, six amateurs ont reçu une invitation pour participer à l’European Masters de Crans-Montana dont le Suisse Arthur Ameil-Planchin.

 08.09.2017, 18:30   Golf: ces amateurs qui défient les pros à Crans-Montana

European Masters - Le Français Hugo Rouillon et le Suisse Arthur Ameil-Planchin font partie des six amateurs invités à l’Omega European Masters. Ils racontent leur immersion dans un nouveau monde.

«Le retour à la réalité au bureau lundi risque d’être difficile.» Anonyme au milieu des professionnel, Hugo Rouillon a droit aux honneur de l’interview avec «Canal +». Sa carte de +18 l’empêchera toutefois de passer le cut. Qu’importe. Sur les greens de l’Omega European Masters de Crans-Montana ou dans le player lounge, le jeune Français de 24 ans a pu côtoyer des légendes telles que Miguel Angel Jimenez ou Lee Westwood. Un première pour...

«Le retour à la réalité au bureau lundi risque d’être difficile.» Anonyme au milieu des professionnel, Hugo Rouillon a droit aux honneur de l’interview avec «Canal +». Sa carte de +18 l’empêchera toutefois de passer le cut. Qu’importe. Sur les greens de l’Omega European Masters de Crans-Montana ou dans le player lounge, le jeune Français de 24 ans a pu côtoyer des légendes telles que Miguel Angel Jimenez ou Lee Westwood. Un première pour lui à ce niveau. «C’est un autre monde, mais on s’y fait rapidement. C’est comme les hôtels cinq étoiles», rigole le joueur Parisien.

 

 

Tout comme Hugo Rouillon, Arthur Ameil-Planchin vivait sa première expérience dans un tournoi pro. Le Suisse de 23 ans, qui n’a pas non plus passer le cut, avoue avoir été tendu par l’enjeu, de se retrouver parmi «ces grands joueurs que l’on regarde à la télévision». «J’ai essayé de conserver la même routine. L’atmosphère n’était pas terrifiante mais plutôt galvanisante. Pourtant, j’ai eu peur de me laisser aller, alors que je sais que mon jeu est là.»

Le public, les médias et des greens plus rapides

Les deux jeunes golfeurs ont «drivé» dans un monde qui leur était jusqu’ici totalement inconnu. «Tout est différent et plus facile que sur le circuit amateur. Tout est fait pour que tu puisse jouer dans les meilleures conditions», mentionne Arthur Ameil-Planchin. Pour Hugo Rouillon, le passage du milieu amateur à celui des professionnels «demande un temps d’adaptation». «Dans un premier temps, il faut s’habituer au décor, aux tribunes, au public, aux journalistes. Ensuite, le jeu n’est pas non plus le même.» Le Français avait reçu le droit de participer à l’European Masters après sa victoire lors du Mémorial Olivier Barras disputé ici même il y a deux mois. «Le parcours est complétement différent dans le sens où il est préparé selon le cahier des charges de l’European Tour. Les drapeaux sont compliqués et les greens sont plus rapides.»

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Les conseils des pros

Disposés dans deux trios pour parcourir les dix-huit trous, les deux amateurs ont pu observer au plus près les pros qui les accompagnaient à l’image de l’Argentin Ricardo Gonzalez, vainqueur à Crans-Montana en 2001, qui faisait équipe avec Arthur Ameil-Planchin. «C’est une véritable chance. Ricardo m’a partagé ses nombreuses années d’expérience. Comment il gère ses parcours. Les pros sont ouverts pour aider la nouvelle génération.» Devant tant de talents, Hugo Rouillon est resté en admiration. «Ces joueurs sont tout simplement extraordinaires car ils arrivent à rester performants toute l’année malgré l’intensité des efforts et la difficulté des parcours. Ces gars, c’est la Champions League.»

 

 

Rester soi-même

Conscient de ses forces, le Français sait cependant qu’il n’atteindra jamais le niveau de ses idoles. «Honnêtement, j’ai songé plus jeune à être pro lorsque j’étais en sport-études, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas mon truc», concède le golfeur parisien qui se satisfait pleinement de son statut d’amateur. «Ce n’est pas une question d’habilité technique, mais c’est également dans la tête et tout ce qu’il y a autour du golf. Je suis un épicurien, j’aime bien vivre.» L’homme travaille dans une entreprise de textile et s’entraîne une fois par semaine. «Pour progresser, il me manque du temps, une meilleure conditions physique. Mais j’aime mon rythme de vie.»

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Le rêve à portée de drive

A l’opposé, Arthur Ameil-Planchin espère franchir le cap professionnel le plus rapidement possible, lui qui vit déjà comme tel. «Je suis au golf tous les matins et à la musculation tous les soirs. Après, la transition doit se faire tranquillement. Le travail paie toujours, il faut donc continuer à bosser, s’ajuster, car pour le moment je ne suis pas encore prêt pour le niveau européen.» Le Suisse espère rejoindre l’année prochaine le Challenge Tour, l’antichambre de l’European Tour. Avec à terme, l’espoir d’évoluer dans la Champions League du golf au côté de Rory McIlroy.


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