14.08.2017, 06:30  

Kilian Jornet: "C'est un rêve de remporter cinq fois Sierre-Zinal"

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Kilian Jornet  à Sierre-Zinal.

 14.08.2017, 06:30   Kilian Jornet: "C'est un rêve de remporter cinq fois Sierre-Zinal"

Dans l’aire d’arrivée de Zinal, Kilian Jornet (29 ans) semble à peine essoufflé après son effort intense de 2’33’’05 qui l’a porté au panthéon de Sierre-Zinal. En rockstar averti, le chamois espagnol de la course à pied aligne les autographes et les selfies aussi facilement qu’il grimpe et dévale les sentiers de montagne. Le Catalan reste humain alors qu’il court sur une autre planète. En remportant une cinquième fois Sierre-Zinal, Kilian Jornet s’inscrit...

Dans l’aire d’arrivée de Zinal, Kilian Jornet (29 ans) semble à peine essoufflé après son effort intense de 2’33’’05 qui l’a porté au panthéon de Sierre-Zinal. En rockstar averti, le chamois espagnol de la course à pied aligne les autographes et les selfies aussi facilement qu’il grimpe et dévale les sentiers de montagne. Le Catalan reste humain alors qu’il court sur une autre planète. En remportant une cinquième fois Sierre-Zinal, Kilian Jornet s’inscrit encore plus dans la légende la course de montagne en égalant le record de victoires du Mexicain Ricardo Mejia avec cinq succès. «Un véritable rêve» pour l’Espagnol.

Kilian Jornet, vous égalez le record du victoires sur Sierre-Zinal. C’est incroyable.

Oui, c'est clair. Jamais je n’aurais pensé un jour être sur la même marche que Ricardo Mejia. Quand j’ai commencé la course de montagne, lui était devant. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir concourir contre lui, ou plutôt avec lui pendant trois ou quatre ans. Il m’a beaucoup inspiré, c’était une véritable idole. C’est un honneur d’être avec mon ami au sommet de ce palmarès.

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Vous a-t-il parlé avant la course?

Samedi soir, il m’a glissé que l’on serait tous deux à cinq victoires chacun dimanche. J’ai rigolé, je ne voulais pas le croire.

Pourtant vous faisiez figure de favori d’autant plus que vous veniez de vous imposer à l’Hardrock 1000 (ndlr: un ultratrail de 160 kilomètres dans le Colorado) et au Marathon du Mont-Blanc.

Vous savez, ce n’est pas parce que Sierre-Zinal est plus court qu’une course trail que c’est plus facile. Ici, le plateau est bien plus relevé que sur de nombreuses autres courses. Tout le monde veut gagner une telle compétition.

Pour remporter cette cinquième victoire, vous avez fait la différence sur la descente du Weisshorn alors que vous comptiez plus d’une minute de retard sur la tête de la course.

Ce n’est jamais évident de se mettre dans le rythme avec immédiatement une montée raide, d’autant plus que c’est parti très fort dès le départ avec Petro Mamu (ndlr: le vainqueur de 2016), les deux Colombiens Rodriguez et Cardona, ainsi que l’Américain Simpson. Ils ont mis beaucoup de vitesse notamment après Chandolin. Je suis resté un peu en retrait car j’ai souffert sur le plat. À l’arrivée au Weisshorn, j’ai rattrapé un peu. Puis dans la descente, mon point fort, j’ai pu faire la différence.

Avez-vous douté sur vos chances de succès durant la course?

Même avant la course lorsque j’ai vu la forte concurrence qu’il y avait au départ. Et rien n’est jamais gagné tant que tu ne passes pas la ligne d’arrivée.

Longue ou courte distance, rien ne semble vous résister. Comment expliquez-vous que vous soyez aussi fort?

Je réalise un entraînement varié et surtout j’évite de me mettre une pression inutile. Après, je suis habitué à changer les efforts kilométriques. Vous savez, je fais des entraînements avec beaucoup de dénivelé mais jamais plus de cinq ou dix kilomètres.

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Aviez-vous préparé spécifiquement cette course?

J’ai vite fait deux séances sur le plat la semaine dernière.

Tout semble facile pour vous. On peut donc imaginer que vous puissiez un jour battre le record du parcours de Sierre-Zinal (ndlr: Jonathan Wyatt, 2h29’12 en 2003)?

Lorsque je viens ici, je ne cours pas pour un chrono. Et pour réaliser un record, il faudrait se préparer spécifiquement pour cette course. Or, j’ai plein de projets durant l’année et je n’ai pas forcément l’envie de tout tabler sur une compétition.

 


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